mercredi, février 07, 2007

Le potinocanthrope

Par Jacques Rancourt
La série Ocanthrope
Mes autres poèmes

Le potinocanthrope

Cet hominidé a comme univers
Les faits divers
Les faits anodins
Les faits sans importance

Ce primate ne veut rien savoir
Du sida
De la pollution
De la guerre
De la mondialisation

Le terrain de sa jouissance
Le divorce d’une cousine
Le cancer d’une belle-sœur
La crise cardiaque du voisin
La faillite du commerçant

Jamais de questions existentielles
Aucune curiosité littéraire
La lecture est une perte de temps
La conscience environnementale est un complot

Il mange
Il boit
Il copule
Il dort
Il travaille
Il potine

Ne lui demandez rien de plus
Il a l’insignifiance heureuse
Un potin le fait jouir

mardi, février 06, 2007

Point G

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Point G

Oh Kanda
Oh perle noire
Oh point G
Tu es le point de convergence
De ma tendresse tantrique
De mon amour taoïste
De ma passion occidentale

Je suis capable
D’abandon
De maturité
De patience
De don de soi
De créativité

Apprendre le plaisir avec toi
Quel art sublime
Je me consacre
Totalement
Indéniablement
À ton plaisir

Oublions
Dans cette fusion totale
Les tracas de la planète
Cultivons
Notre jardin amoureux.

vendredi, février 02, 2007

Le théocanthrope

Par Jacques Rancourt
La série Ocanthrope
Mes autres poèmes

Le théocanthrope

Il sert Dieu apprêté à sa façon
Il se sert de Dieu à toutes les sauces
Même si ça sent le brûlé
Il n’en perçoit rien
Il jubile sur son Sinaï
Il détient les tables du Savoir
Le peuple préfère le lard, le veau et l’or

Si Dieu nous a faits à son image
Nous le lui avons bien rendu
Dixit Voltaire

La vérité est au fond de l’abîme
Dixit Démocrite
Et l’abîme est sans fond

Je crois parce que c’est absurde
Dixit Pascal
Pas fort comme argument

Dieu
Asile de l’ignorance
Asile de l’anthropomorphisme
Dixit un certain Jacques Rancourt

Assez de balivernes
Allons donner du lait à la chatte
Dixit celui qui écrit ces lignes

jeudi, février 01, 2007

Le traître

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Le traître

Enfin ma main écrit

ces mots de colère
renfrognée
au plus profond
de mon être
mystifié
par l'illusoire quête
par l'illusoire finalité
de trouver un sens
de trouver une réponse
à ce mal de vivre
à ce vide existentiel
qui me fait tant souffrir
qui fait que j'agonise

Je crie à qui veut m'entendre
que la fin approche
que je démasquerai le traître
qui m'empêche de vivre
qui me barre la route

Maintenant je sais où il se cache
Maintenant je sais qu'il tente
une ultime approche
Il est trop tard
La conscience est entrée
La conscience pulvérise
La conscience infinitise
Adieu les limites
Adieu les mensonges
Le traître ne peut plus jouer
au caméléon
pour mieux me piéger
Le traître ne peut plus se cacher
derrière son ombre
La lumière éclaire tout

mardi, janvier 30, 2007

Émotions retardataires

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Émotions retardataires

Vous êtes sournoises, les émotions
Vous vous donnez l’apparence de la vraie vie
Vous vous déguisez sous les traits de la passion
Vous vous cachez derrière les coups de foudre
Vous vous masquez avec des pitreries
Vous maniez l’humour, le sarcasme, l’ironie

Vous faites accroire aux bipèdes humains
Que la vie serait terne sans votre présence
Vous êtes la source de turbulences dans la vie
Vous créez les drames, les malheurs, les souffrances
Vous engendrez les épreuves, les expériences pénibles

Vous fuyez la froide raison,
Vous ignorez l’intelligence qui vous met en déroute
Vous êtes le fruit de l’inconscience
Vous tremblez devant la conscience
Qui vous démasque
Qui connaît vos origines
Qui libère le bipède humain
De ses mémoires aliénantes

Tremblez, émotions
Votre dictature achève

Pissenlits

Par Valérie
Mes jeunes écrivains

Moi! On me détruit! On me hait!
POURQUOI?

Sans cesse on m'arrache
Sans cesse on me recrache
Pourquoi?

On me coupe
On m'enlève sans même avoir de peine
Ah ha! Et moi, petite fleur, je reviens de plus belle
Encore plus rebelle
Encore plus belle

Vous ne voulez pas de moi sur votre pelouse
Gens ingrats!

Votre maudit gazon vert, moi j'y mets de la vie!
Mais vous, vous voulez me défaire de cette vie!

Ces tondeuses affreuses, mettez-moi ça dans les armoires!
Ces fouets si laids, mettez-moi ça dans vos tiroirs!

Ah ha! Mais vous, allergiques chroniques
Enfin je me venge même si ça vous dérange
Vous pouvez bien avoir le rhume des foins
Et prendre du Claritin!

Moi je ris bien de tous vos mouchoirs pleins!
À côté de vos tulipes, j'ai l'air d'une truite
Et à côté de vos souches, j'ai l'air d'un pouf!

vendredi, janvier 26, 2007

Lutte qui dure ou fin d’un rêve

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Lutte qui dure ou fin d’un rêve

je cherche mon chemin pour aller
vers un quelque part obscur maintenant
mais de lumière en espérance peut-être
la maudite pesanteur d’un passé proche
me fait trébucher sans cesse moment
de noirceur d’ombre enlisante
où rien ne va plus jusqu’au détour
d’une envie folle de raccourcis me
fait sombrer dans l’utopie folle d’une
arrivée soudaine mais hélas revient
avant de me néantiser dans l’irréparable
un goût de réalité sauf conduit vers
le peut-être