lundi, décembre 14, 2009

Le père Noël ressuscité au chevet de Tiger Woods

Par Jacques Rancourt
53e péripétie de la saga humoristique pour adultes avertis
Sommaire des autres péripéties


Vous souvenez-vous de ma saga du Père Noël

Je l’avais tué accidentellement au Kirghizstan

Eh bien je le ressuscite aujourd’hui même

La planète a trop besoin de lui et surtout notre Tiger

Si un certain personnage mythique de jadis

A ressuscité Lazare pourquoi ne le ferais-je pas


Dans ma saga j’ai traité ce vieillard d’ordure

Digne représentant de la surconsommation

Je l’ai fait cheminer sur la route de Compostelle

Pour qu’il devienne une meilleure personne

Je lui ai fait adopter un bébé en Haïti

Pour le conscientiser à la détresse humaine


Je l’ai dépernoëlisé solsticé et rebaptisé

Le temps est venu pour lui de ne faire que le bien

Commençons par notre vedette Tiger Woods

Qui est loin d’être un tigre fait en bois

À trop mettre une balle dans des trous

Il a confondu les fentes et y planta son bâton intime

Scandale planétaire qui fait oublier Copenhague

Et la grave négociation pénible d’un accord


Je tiens la main d’Elin son épouse et je pleure

Je lui fais comprendre qu’elle est trop parfaite

Qu’elle devrait recevoir mon bâton intime

Pour que notre Tiger puisse la rattraper

Dans une perfection moins parfaite sinon

Mission impossible pour lui et il restera

Dans une trappe de sable où il ne pourra sortir


Elin accepta avec tendresse et reconnaissance

Cet acte sublime de générosité de ma part

Tiger Woods vint vers moi attendri et comprit

Toute l’amplitude de ses infidélités et toute

L’incertitude dans laquelle il plongea le golf

Tous ces golfeurs qui n’ont qu’une passion dans la vie

Mettre une balle dans le trou avec le moins de coups

Je passai la soirée avec Elin et Tiger à jouer au scrabble

samedi, novembre 28, 2009

Comme je t'aime

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Tu ne peux pas savoir
À quel point je t’aime
Devrais-je m’arracher le cœur
Et te l’offrir sur un plateau
Pour que tu puisses le voir battre
Comme une voile dans la tempête
Comme les fumeroles d’un volcan
Chaud qu’il est comme des tisons

Tu ne peux pas savoir
À quel point je délire
Devrais-je me fendre le crâne
Et étaler à ta vue les secrets
De mes pensées les plus torrides
Te permettre de décrypter ces neurones
Qui te susurrent tant de mots d’amour
Qui interconnectent des appels insensés
Qui disjonctent à la pensée d’un appel
Qui trop longtemps se fait attendre

Mon poète amoureux désespéré
Point n’est besoin d’un tel saccage
Je sais je vois je contemple
L’Everest de ton sentiment
Reprends ton cœur
Referme ta plaie crânienne
Place ta main sur mon cœur
Et tu comprendras tout
Tu sentiras cette brulure
Qui réchauffe à tout jamais
Mon sentiment amoureux

mardi, novembre 10, 2009

Quand tout s’efface

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

J’ai l’âme à la tristesse
Oublier toute une vie
Oublier tout son passé
Vivre une mort en attente
Vivre dans l’angoisse
Vivre désespérée

Chaque fois que je la visite
Je remarque sa présence absente
Je vois la détresse sillonner son visage
Je vois ses mains calleuses
Je vois son regard triste et inquiet
Elle me regarde et elle se questionne
Qui est cet étranger près de moi
Que vient-il faire dans ma chambre
Pourquoi toutes ces questions sur moi
Je ne sais même pas où je suis et ce que je fais ici
Je ne me souviens plus de ce que j’ai fait de ma vie
Je ne reconnais plus les êtres qui m’ont été si chers
Je suis incapable de savoir si c’est le jour ou la nuit
Je ne me souviens plus des moindres gestes à peine exécutés
Ne me demandez pas de me projeter dans votre futur
Quelques bribes de mon passé remontent à la surface
Je plonge parfois dans des moments de ma vie passée
Comme si je les vivais maintenant en temps réel

Chaque fois que je la visite
Je deviens inconsolable
Quelle triste fin pour une femme
Qui a tant vécu travaillé et aimé
Cette longue attente dans les corridors de l’oubli
Ces gouttes de tristesse qui ruissèlent sur son visage
Ce silence lourd d’une personne qui a tant bavardé
Cette terrible agonie d’un corps dont l’âme s’évapore

vendredi, novembre 06, 2009

Boulgour amoureux

Par Jacques Rancourt


Ingrédients

Un homme et une femme

Un salon accueillant

Un désir amoureux

Une musique d’ambiance

Trois lumières tamisées

¾ bouteille de vin rouge

½ bouteille de vin blanc

6 chocolats noirs à 70 %

Quelques friandises


Préparation

Débrancher le téléphone

Éteindre le cellulaire

Oublier la télévision

Enlever un à un chaque vêtement

Prendre l’autre affectueusement dans ses bras

Humer l’odeur de sa peau

Amener à ébullition ses sentiments

Ajouter beaucoup de tendresse

Assaisonner son tympan de mots doux

Incorporer de légers baisers

Amalgamer les deux corps

Rythmer les mouvements

Garder la cadence

Se retirer délicatement

Laisser reposer les corps

Sombrer dans le pays des rêves

mercredi, novembre 04, 2009

Le poète se moque du temps

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Le temps a le dos bien large ces temps-ci
On oublie l’essentiel par manque de temps
Le quotidien mange tout le temps dit-on
Le poète n’a pas le temps d'excuser le temps

Le monde en ces temps de déprime attend
Il attend d’être regardé lucidement par le poète
Sinon le monde se laissera berner par des illusions
Sinon le monde se noiera dans une mélasse immonde

Assis sur le bord d’un ruisseau il songera au temps qui passe
En humant l’arôme de la rose il se rira de l’éphémère
En gravissant la montagne il appréciera l’atteinte d’un sommet
En écoutant le coassement de la grenouille il se moquera du bruit des cités

Le poète regarde par la fenêtre et il refuse de se défenestrer
Le poète chante l’imaginaire et il refuse de se considérer comme fou
Le poète prend la main de l’enfant et il refuse les lamentations retardataires
Le poète prend le temps de se moquer du temps malgré les vents contraires

mardi, novembre 03, 2009

Le temps attaque la poésie

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

On me demande des poèmes
On veut lire mes états d’âme

On spécule sur mon silence

On essaie de me sortir de cette léthargie


Le grand coupable a pour nom le temps

Le temps me manque pour poétiser

Comment puis-je tasser le temps

Lui dire de me donner plus de temps


Mais que fais-tu de ta vie ces temps-ci

Qu’est-ce qui t’accapare à ce point

Où tes neurones sont-ils actifs

Crache une réponse mon poète

Et la réponse fut foudroyante


Je http://cyberprofesseur.com/blogue/

Je http://twitter.com/Cyberprofesseur

Je http://fr-fr.facebook.com/cyberprof

Je http://www.clickcontact.com/cyberprofesseur

Je n’ai plus le temps pour des poèmes

Le temps du réseautage me gruge le temps

Je tempête et je hurle qu’il en est ainsi

Je suis la victime des http:// et des www.


Oui j’ai les yeux accrochés à l’écran

Mes doigts rougis par le sang dansent

Sur le funeste clavier de mon portable

Adieu les fleurs

Adieu les étoiles

Adieu les gouttes de pluie

Adieu les déesses

Adieu l’imaginaire

Votre poète vous a abandonné


vendredi, octobre 09, 2009

L'Action de Grâces

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Rêve ou réalité peu importe
Les contours de son corps
Mon visage et mes lèvres
À la hauteur de son ventre nu
Son nombril baisé
Ma joue sur sa peau

Vivre ces secondes de grâce
Dénuder cette peau si sublime
La caresser et la baiser
Entendre ce doux gémissement
Son corps comme une couverture
Sentir chaque pore me brûler

Je disparus du monde
Je mémorisai chaque ligne de sa peau
J’appuyai ma tête sur ses seins
Elle me caressa les cheveux
Longuement et silencieusement
Je m’endormis dans ses bras
La main entre ses cuisses
Je me réveillai le lendemain
C’était l’Action de Grâces