dimanche, mars 13, 2011

Évelyne

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Sublime Évelyne

Petite fille d’Ève

Née à la fin de l’hiver

Signe du printemps

Qui vient

Petite Évelyne

Qui ouvre petit à petit ses yeux

Sur ses parents en extase

Sur cet univers à découvrir

Sur l’étrange et l’inaccessible

Sur le mystère de ce Nouveau Monde

Petite Évelyne

L’ile paradisiaque quittée

Pour ce Nouveau Monde

Où tout est à apprivoiser

Où tout est à construire

Où l’avenir est à définir

Où se tisse sa propre légende

Petite Évelyne

Comme un poisson

Dans les eaux calmes et parfois tumultueuses

Inévitable route qui t’amènera

Vers la liberté des grands fleuves

Vers ces océans où tout est possible

samedi, février 26, 2011

Liberté arabe

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Un passage éphémère sur la terre

Quelques années à savourer la vie

La mort viendra assez vite

Mais un colonel fou la précipite

Un fou qui se croit indispensable

Un fou qui se prend pour un autre

Un fou qui se donne le droit de vie ou de mort

Ce fou existe et se croit propriétaire du pays


L’homme qui souffre qu’on humilie qu’on dépouille

Se défoule et refoule le fou dans l’enfer de sa démence

Cette fois sera la bonne et le fou est foutu pour de bon

Ses mercenaires ne tiendront pas le coup malgré le fric

La liberté est une fleur qui mérite de pousser partout

Le peuple a le droit de regagner sa terre promise

Le vent de la liberté souffle des graines d’espérance

Le peuple n’en peut plus de souffrir et de mourir

Le fou sera emporté par la tornade de la dignité retrouvée

dimanche, janvier 02, 2011

Devenir zen

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

On me demande de devenir zen

J’éclate d’un immense rire sonore

Qui passe au-dessus des chutes de la Chaudière

Pour se perdre dans les confins de l’Ungava

Devenir zen si je me ferme les yeux

Devenir zen si je me bouche le nez

Devenir zen si je me coupe les oreilles

On me suggère de vouloir devenir zen

Comme si vouloir suffit à régler tout

Combien de fois j’ai écrit dans mes poèmes

Vouloir la sainte paix

Vouloir la fin des guerres

Vouloir la fin de la faim

Vouloir le début de la sagesse

Chez les fous d’Allah

Qui rêvent de coïter avec des vierges

Rien à faire c’est pire qu’avant

On me supplie d’espérer devenir zen

Quel poison rare que l’espérance

Il faut vraiment être désespéré pour espérer

Espérer l’amour et la fraternité

Espérer mater les démons de la bête humaine

Espérer tuer la cupidité l’avidité l’orgueil

Je suis condamné à désespérer l’impossible

Pour devenir zen il faudrait m’extirper de ce monde immonde

Me cacher quelque part sur une ile

Me faire accroire qu’ainsi je serais utile

Comme tous ces ermites qui prient en vain

Un Dieu qui se fout de ces mortels assis

Qu’il est dans sa béatitude

Je dois assumer ma mortelle condition humaine

Ne demandez pas au Scorpion que je suis

De flirter avec l’idée de devenir zen

Si je le devenais je deviendrais

Le premier pionnier de l’impossible

samedi, décembre 04, 2010

Mots de terre

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Cela fait des semaines

Cela fait des mois

Que je n’ai rien écrit

Que je n’ai rien exprimé

Ce vide qui me ronge

C’est le vide existentiel

De quelqu’un qui s’interroge

Sur le sens à donner à sa vie

Les mots ne peuvent pas remplacer

Cette quête de sens

La vie ne demande pas aux mots

De lui trouver un sens

Si la vie est ce qu’elle prétend

Si la vie ne s’en va pas vers la mort

Elle s’en va vers où

Vers quel quai

Ou vers quel naufrage

S’étourdir pour ne pas y penser

C’est ce qu’on fait

C’est ce que je vois autour de moi

Avez-vous pensé un instant

Que la vie vous mène où vous la menez

Amenez ce que vous voudrez dans votre vie

Si vous en avez envie

Une chose est inéluctable

La fin viendra

La fin de ce qui s’appelle la terrestre destinée

La terre où on se terre

La terre qui terre la vie

La vie qui quitte la terre

La fin de la vie ou vivre la fin

Ou découvrir la surprise

samedi, août 21, 2010

La maîtresse et son cochon

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Il y a de ces rencontres surprenantes
Hier je marchais insouciant et décontracté
Je contemplais cette nature splendide
Et soudain elle m’apparut dans toute sa splendeur

Souriante et décontractée en bonne compagnie
La docile compagnie de son aimable cochon
La maîtresse la plus heureuse de cette planète
Devinez ce que je devais faire cuire sur mon grill

Plein de remords aurais-je la force de m’exécuter
Quel dieu de l’Olympe viendra à mon secours
Cette femme joyeuse avec son splendide cochon
Jamais je ne pourrai m’enlever cette vision réelle
Quand j’allumerai avec courage et détermination
Mon funeste grill haut lieu de tous les carnages.

dimanche, juillet 11, 2010

Divines contemplations

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Assis dans ma barque attendant
Qu’une truite vienne mordre à l’hameçon
Je dirige mes yeux émerveillés loin vers le rivage
Je regarde ce busard attaquer sa proie
J’entends le cri du huard qui signifie sa présence

Je suis loin de toutes ces agitations factices
De notre pseudo civilisation où le bruit est roi
Je suis seul dans ma barque et je rêve
Le temps m’échappe et j’en suis heureux
Je savoure ce doux instant où ma conscience
Me parle d’éternité et de l’essence des choses

Une brise légère me rappelle que tout est éphémère
La vie d’une truite qui avale mon ver et qui trépasse
Un ami qui disparaît sans laisser de traces
Une femme qui pleure l’homme qui l’a quittée
Le travail d’une vie entière qui n’est qu’un souvenir
Une chose m’est certaine et confirmée sur ce lac
Rien ne pourra tuer la conscience que la profondeur
Se trouve là où on ne s’attend pas de la trouver
Assis dans ma barque je souhaite que la truite
Prenne tout son temps pour mordre à l’hameçon.

© Photothèque de Jacques Rancourt

mardi, juin 22, 2010

Sourire floral



Dans un coin de ma cour
Ces fleurs me sourient
Elles veulent me parler
Me dire qu'elles sont bien
Tout simplement bien
Et en paix avec elles-mêmes

© Photothèque Jacques Rancourt