dimanche, décembre 07, 2008

Vacheries justifiées

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Nous les vachers de cette planète
Sommes hélas les vaches à lait
De ces banques sans scrupules
De ces constructeurs de ferraille
De ces maudits spéculateurs véreux
Incapables de vivre la simplicité volontaire
Qui braillent pour nous siphonner encore
Quand tout s’écroule sur la planète

Revenez sur le plancher des vaches
Faites comme nous et pour toujours
Mangez copieusement de la vache enragée
Vivez une période de vaches maigres
Vous comprendrez pourquoi
Le peuple meugle et beugle
En ces temps d’incertitude économique
Que vous avez provoquée bande de cons

Jamais mes vers ne seront assez vaches
Pour vous crier toute mon indignation
Vous méritez toutes ces vacheries


samedi, décembre 06, 2008

Deux solitudes

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Je contemple ces deux piliers calcaires
Paysage marin spectaculaire
Dans le silence de la baie de Ha-Long
Mes pensées accompagnent mon regard émerveillé

Ces deux piliers se regardent
Depuis des décennies
Comme ces deux peuples fondateurs
De mon propre pays

Oui deux solitudes
Que les cris réveillent
Au gré des crises passagères
Au concert des invectives réciproques

Oui deux solitudes
Comme ce couple agonisant
Qui n’ose se séparer
Trop habitué à se quereller

Oui deux solitudes
Comme le Nord et le Sud
Comme le riche et le pauvre
Comme le guerrier et le pacifiste
Comme la rose et l’épine

Je regarde ces piliers calcaires
Et une nostalgie profonde monte
Des profondeurs de mon être
Je vis un moment de grâce
Personne ne peut m’empêcher
De vibrer à tant de beauté

Laisse tes pensées se noyer
Dans le golfe du Tonkin
Ne fais que contempler, poète
Ne fais qu’admirer, poète
Ne fais que savourer ton instant
Ta planète mérite encore ce regard

mercredi, décembre 03, 2008

Si vieillir...

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Non à un repli sur le passé
Non aux regrets continus
Non aux grognements incohérents
Non à une descente aux enfers

Oui à une nouvelle sagesse
Oui à un partage désintéressé
Oui à un accueil chaleureux
Oui à une plus grande intériorité

Si vieillir permet une nouvelle jeunesse
Une jeunesse dans la définition du temps
Une autre façon d’aborder les limites
Une compréhension de la finitude

Vieillir en beauté oui c’est possible
Il faut faire son Compostelle intérieur
Redéfinir son espace-temps
Se donner une vision de l’impossible


lundi, décembre 01, 2008

Si peu

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Oui il suffit de si peu
Le regard limpide d’un enfant
Le chant d’un oiseau
La musique divine de Mozart

Non à la super consommation
Aux bébelles de Noël
À la malbouffe
À la ferraille

Oui au lever du soleil
À la pleine lune qui fait rêver
À la vache qui broute
À la beauté de la femme

Non aux discours creux
Aux joutes politiques
Aux discours intégristes
Aux moralisateurs de tout acabit

Oui à la poésie
Oui au rêve
Oui à la tendresse
Oui à l’amour


dimanche, novembre 30, 2008

Des cruches et des urnes

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Beaucoup de votes
Des tas de votes
Des montagnes de votes
Ces urnes vous attendent
Chères cruches

Peu d’idées
Beaucoup de démagogie
Des tas de redites
Des montagnes de déjà vu

Un gouvernement majoritaire
Pour quoi faire
Pour continuer à braire
Pour nous déplaire

Ici pas d’Obama
Ici on crie et on hurle
On fait peur aux aînés
On triture le passé
Aucun projet de société
Aucun rêve possible
Ici c’est le coma

jeudi, novembre 27, 2008

Truisme

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Oui c’est une évidence
Je suis une truie en sursis
Oui c’est une lapalissade
Je vais me faire détruire

Trimbalée ainsi à la vue de tous
Je suis agressée dans ma truitude
La discrétion non pas pour lui
L’humiliation oui pour moi

Où vais-je
Qui m’égorgera
Qui boira mon sang
Qui se délectera de mon boudin

Personne ne viendra à mon secours
Cela est un truisme plus qu’évident
Qui demandera d’où provient son jambon
Personne sauf moi plus que tout autre

Dans cette autre vie je vous regarderai de haut
Pas une larme ne coulera sur votre fausse humanité
Moi la truie je verrai ce que vous faites à autrui
Ne me parlez point de votre altruisme
Cette truie détruite par votre goujaterie
Jamais je ne vous le pardonnerai
Ce sera pour moi un truisme

mercredi, novembre 26, 2008

Des brutes

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Dépouillés de leurs armes
Ils ne sont rien ces brutes
Pires que des animaux
Dépouillés de toute humanité

Hier ils violent cette petite Congolaise
À deux reprises en dix jours
Leurs pénis pointés comme leurs fusils
Deux armes de torture orgueil de ces imbéciles

Ces grands inutiles violent et battent
Ces attardés ont-ils une mère
Ces crapules ont-ils des enfants
Ont-ils un cœur humain

Je vois toute la douleur
Dans les yeux de cette Congolaise
Je sens sa souffrance
Je vibre à sa tristesse

Qui arrêtera ces brutes
Qui les jugeront
Quelle prison les attend
De grâce enlevez leurs armes
Délivrez-nous de ces brutes