dimanche, juillet 16, 2006

Qui sont les hommes?

Réflexions poétiques d'une des mes étudiantes de 16 ans sur la bête humaine

Enfermée dans une grotte dont les parois m'observent
Les remparts se réfléchissent en moi et les images m'obsèdent
J'ai peur que la vérité s'échappe et me laisse prisonnière
Je sais que je resterai là flottant près de l'enfer

Absence de mots alors que les larmes s'écoulent
Tout le long des murs d'où ma souffrance découle
Aujourd'hui le monde se tourne vers des âmes perdues
Délaissant les milliards d'autres vies interrompues
Les yeux de l'univers regardent la vengeance
Les yeux de nos coeurs observent les anges

Ma haine tranchante se brise comme du verre
Mais la matière désunie en moi déchire la chair
Je sens mon corps qui s'en va au loin
Fuyant peu à peu ce dilemme sans fin
Est-il possible que je me sente parmi les miens
Au coeur d'une terre à nouveau sans parfum

Ont-ils peur de mourir, pour qui se battent-ils ?
Qui se sait trahi, contre quoi se hérissent-ils ?
On nous laisse pour héritage une idée que l'on cultive
En espérant qu'un jour la flamme en nous s'active
Chaque vie qui s'éteint est une flèche qui m'atteint

Citoyenne du monde j'appartiens au lointain
Je vis dans le silence, ils ont perdu leur innocence
Car souvent les hommes libres brillent par leur absence
Enfermée dans une grotte dont les murailles s'élèvent
Chaque pierre me renvoie la couleur de nos rêves
Sombre et humide la réalité m'étouffe

Bientôt le jour se lève et le vent froid se couche
Quelle place est la mienne dans le jardin d'Eden ?
Quelles places ont-ils dans le jardin de nos peines ?
D'un pas résolu on va vers l'ennemi
La cible reconnue on défend sa patrie
Prêt à se battre ou prêt à les abattre ?
Quelque soit l'adversaire, prêt à combattre
Cette peur quand mon sang autour de moi coulera
Savoir que mes illusions passent de vie à trépas
Rouge, le nuage de sang dérive vers l'horizon
Pour toujours les morts chantent à l'unisson

À nos yeux tous ne mériteront pas les hommages
Dans ce texte j'élève une sépulture à tous les sages, à toutes les victimes de passage.

vendredi, juillet 14, 2006

Naissance



Hier, c'était la noirceur, l'illusion
Aujourd'hui, c'est une lueur, la réalité
Je regarde ce monde qui m'entoure
Je ne le vois plus comme avant.

Avant, je pensais qu'il pouvait m'apporter tout
Succès, sécurité, joie, espoir
Maintenant, je réalise qu'il ne m'apporte rien
Il me vampirise
Il m'impose sa façon de voir
Il exige en retour
Il me tient dans l'ignorance.

Je rejette le mysticisme
Donc, je ne fuirai pas ce monde
Je rejette le matérialisme
Donc, je ne me noierai pas dedans

Conscient que la réalité n'est pas
Ce qui est pensé par plusieurs
J'irai au-delà des illusions de la forme
J'exprimerai ce qui ne se pense pas
J'oublierai les mirages de ma civilisation

Je chercherai en moi le réel
Je laisserai de côté la mémoire du passé
J'arrêterai de vivre des expériences
Je supporterai ce que je fais et dis

Je vivrai dans la certitude
Je tuerai la culpabilité
Je fuirai le doute
Je découvrirai la tolérance
Je serai invincible
Je serai dans mon savoir.

jeudi, juillet 13, 2006

Zinédine Zidane et les mots

Materazzi a utilisé des mots pour provoquer Zidane. Ce geste m'inspire ce poème.

Les maudits mots

Mots qui blessent
Mots qui tuent
Pourquoi ce fiel ?
Oh ! grand ciel !

Vous pouvez engendrer la vie
Vous pouvez redonner vie
Mais non !
Vous préférez la déraison
Vous entretenez la passion

Je vous maudis
Je vous exècre
Parce que je sais
Qui se cachent
Derrière vos vibrations
Vous n'êtes qu'illusion

lundi, juillet 10, 2006

Quand l'amour s'éveille

Poème créé jadis à l'occasion de la Saint-Valentin et dédié à mes élèves de 16 à 17 ans pour qui la quête amoureuse revêt une importance capitale.

Trente-deux coeurs qui battent
Trente-deux amoureux, amoureuses
Trente-deux grammaires qui conjuguent le verbe aimer
Trente-deux dictionnaires avec la Joconde qui sourit.

Oh ! merveilleux 3200, local qui berce tant de rêves
Oh ! murs témoins de tant d'émotions
Ces chaises réchauffées par ces corps amoureux
Sentent les discrets sanglots
De ces âmes seules en quête d'amour.

En ces heures où l'amour est chanté
Où l'amour est appelé
Où l'amour est célébré
Que rien ne vienne ternir ces moments de délice
Où nous amène notre imaginaire
Faute d'un réel à caresser !

Que la folle du logis
Divague aujourd'hui et demain
Qu'elle me crée des soupirs artificiels
Faute de pleurer celle ou celui qui m'a quitté.

Demain j'ose rêver
Que l'amour fou viendra frapper à ma fenêtre
Qu'il me surprenne sous mes draps
Je l'attends depuis tellement longtemps.

Que le téléphone sonne
Pour me rappeler une absence
Rien ne pourra me perturber
Si tu combles l'absence par ta présence

Et le soir du Bal
Dans tes bras je veux danser
Me blottir
M'étourdir à tout jamais.

vendredi, juillet 07, 2006

Soleil



Même s'il fait nuit
Même si l'orage gronde
Je sais que tu es là.

Cette certitude me fait supporter le temps
Il fera bientôt jour
La tempête ne sera qu'un souvenir
Ton feu me réchauffera

Un jour demain peut-être
Le feu qui me dévore
Jaillira
Sur mon île
Un soir de juillet
Je dormirai
Les tisons
Les éclairs
Les rayons
Seront la fontaine
Qui alimentera
Mon présent infini.

mercredi, juillet 05, 2006

Mon amour



Je rêve à toi nuit et jour
Tu embellis ma vie
Par ta tendresse
Par ta présence
Par ton regard

Tu es la femme de ma vie
Celle qui aromatise
Celle qui scintille
Celle qui enivre
Celle que j’aime

Cette planète est trop petite
Pour exprimer ma passion
Pour te dévoiler mon affection
Pour te chanter des refrains
Pour te chérir à tout jamais

Que de fois, je rêve
Que mes lèvres se posent sur les tiennes
Que mon cœur cogne à se rompre
Que mes bras t’enlacent
Que notre amour sera sans fin

Toujours, je veux
Te dorloter
Te caresser
Te cajoler
Te baiser
T’aimer

dimanche, juillet 02, 2006

Toi, mon amour


Je dédie ce poème à mon amoureuse avec laquelle je vis depuis 33 ans.

Les jours s’alignent
Le quotidien trop me happe
Quand un moment de répit
Survient
Je pense à toi

J’imagine ton sourire moqueur
Je rêve de te couvrir de baisers
De sentir ton cœur battre contre le mien
De caresser ta peau douce
De t’enlacer dans mes bras

Parfois je me demande
De quoi sont faits
Tes univers secrets
Comme toute fleur
Ou comme les hirondelles
Cette planète est à toi
Et ce cœur qui t’appartient

Au crépuscule d’une vie
À courir je ne sais quoi
Je ne voudrais pas
Avoir trop oublié
De te dire
Combien je t’aime

Quel crime
Que d’ignorer
Ce trésor
Qui est si près
De moi.