mardi, mai 12, 2015

Souvenirs d'une mère

Quand je pense à notre mère
Cette Florence toujours souriante
Qui nous dorlotait du matin au soir
Qui aimait d’un inconditionnel amour
Toute sa nombreuse et turbulente tribu
 Qu’elle avait enfanté au fil des ans

Que des heures de travail et de tendresse
Que de souffrances camouflées
Que de va-et-vient imposés à ses pauvres jambes
Pleines de varices et de callosités

Notre mère Florence joyeuse et espiègle
Qui savait trouver le rose où le noir gisait
Qui faisait la sourde oreille à l’ingratitude
Qui jamais ne se lamentait sur son sort

Notre mère que la vie a mise à rude épreuve
Notre indispensable mère irremplaçable
Tu nous manques cruellement
Tu vis dans nos souvenirs
Jamais nous ne t’oublierons
Non jamais
Jamais 

samedi, janvier 10, 2015

Supporter l’insoutenable


Soutenir l’insupportable
Quand toute lumière a disparu
Quand la noirceur devient ton linceul
Quand mourir devient la seule issue
Quand vivre est une continuelle agonie




Où prendre la force pour affronter le monstre
Le monstre des pensées illusoires et vaines
Le monstre des désespoirs carabinés
Le monstre de la solitude
Le monstre du non-être

Fuir vers des contrées lointaines
Quand un seul clic te ramène à la maison
Quand ta maison est ta prison
Comment te départir de tes chaînes
Comment fuir ton île
Le saut en hauteur vers une certaine conscience
Plus facile à écrire à entendre à se dire

Et si tout au bout du désespoir une toute petite lumière
Comme une flèche qui fissure l’opacité des ombres
Comme une étincelle qui suffit à embraser tout
Tu pourrais espérer soutenir l’insupportable
Tu pourrais espérer supporter l’insoutenable 

samedi, décembre 27, 2014

Mon inséparable tablette



Par Jacques Rancourt

Ma génération voudrait te tabletter
Ma génération celle du quatrième âge
Celle qui a connu la grande dépression
Celle qui a marché à pied à l’école
Cette génération qui avait réponse à tout
Qui répétait la réponse des autres

La progéniture n’avait pas Google pour vérifier
Les médias sociaux se faisaient sur le perron de l’église
Le Wikipédia avait pour nom le médecin le curé l’institutrice le marchand ambulant
Aujourd’hui alors que j’aligne cette réflexion
Sur cette époque trop édulcorée
Ma tablette me fait entendre ma musique préférée
Me fait contempler la dernière hémérocalle éclose
Mes livres numériques piaffent d’impatience
Ma Presse Plus me livre les nouvelles du jour
Je retrouve une recette à concocter que je salive déjà

Ne me demandez pas de tabletter mon amie
Celle qui permet de partager mes coups de cœur
Dans Facebook de twitter mes découvertes
De découvrir des lieux magnifiques
De me retrouver quand j’ai perdu mon chemin
Merci Google Earth Google Maps Google Street

Si j’ai la nostalgie d’un concert manqué iTune me le fera
Entendre confortablement assis dans mon salon
J’ai manqué une émission de télévision
Tout.tv me permet de remonter le temps

Non ne me faites pas retourner dans ce passé obscur
Ratatiné par les peurs de ces êtres pour qui la terre était
Une vallée de larmes





jeudi, février 27, 2014

J'ai besoin de soleil



Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Oui je n’ai pas besoin de pluie
Je veux du soleil à tous les jours
Pour mon bronzage

Oui
Je n’ai pas besoin de mauvais temps
Je n’ai pas besoin de tempêtes
Je veux des rayons qui m’excitent
Mieux que toutes les aurores boréales

Oui
Je n’ai pas besoin de travailler
Les brises suffocantes grisent mon cœur
Je n’ai besoin que de m’évader
Je n’ai besoin que de plages
Le vent chaud souffle mon bonheur
La nuit prépare une canicule
Et moi je répare mon hamac

Un grand, grand bonheur immense
Un beau cadeau ensoleillé du ciel

Oui
Je n’ai besoin que de sable
J’ai des flots qui m’entourent
J’ai du bonheur plein les bras

Oui
Je n’ai besoin que de vin
Je n’ai besoin que de houblon
J’ai du soleil qui me comble
Mieux que toutes les ivresses

Un grand, grand bonheur immense
Un beau cadeau ensoleillé du ciel

Tu n’es pas un fardeau dans ma vie
Tu es l’apogée de mon existence


vendredi, janvier 03, 2014

Monologue : un cœur sexagénaire

Par Jacques Rancourt
Monologues
Mes autres poèmes

Toi qui as commencé à battre avant ma naissance
Toi qui n’arrêtes jamais de pomper tout au long de ma vie
Toi qui ne prends jamais un repos bien mérité
Je veux t’exprimer toute ma reconnaissance

Tu supportes mes lamentables états émotionnels
Tu pompes vers mes poumons tous mes déchets
Tu es la pulsation de vie en moi
Tu es l’énergie de mon corps

C’est par toi que j’exprime toute ma tendresse
C’est toi qui m’inspires des mots d’amour
Un certain jour tu as semé l’épouvante en moi
Tu ne battais plus comme avant
Tu avais un message à me transmettre

Celui de devenir plus zen
Celui de vivre la pleine conscience
Que chaque instant de vie est ce qui compte
Que cet instant de vie est le ici et maintenant
L’instant présent est le seul moment que j’ai
Pour connaître quoi que ce soit
Pour percevoir
Pour apprendre
Pour agir
Pour changer
Pour guérir

Pour aimer

mardi, septembre 10, 2013

Le bonheur selon Louis-Félix

Par Jacques Rancourt

Par une nuit de décembre
Un astre apparut dans le firmament
Et comme une étoile filante
Se projeta sur les bords du fleuve
Sous les yeux éblouis
De ses parents incrédules

Présage de jours heureux
Ils prénommèrent  cette étoile
Louis-Félix synonyme de bonheur
Une félicité incomparable
Qui se confirma au fil des jours

Toujours les bras tendus
En quête d’amour et de tendresse
Il sourit, crie et grogne à qui mieux mieux
Sachant que nul ne résistera à son charme
Que tous applaudiront ses moindres gestes

Le petit homme bientôt grandira
Dans ce monde à découvrir et à explorer
Tous les espoirs seront permis
Il est déjà une source

De joie et de fierté

mardi, décembre 18, 2012

J'ai besoin de neige




Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Non je n’ai pas besoin de pluie
Je veux de la neige à tous les jours 
Pour ma souffleuse


Non 
Je n’ai pas besoin de beaux temps
Je n’ai pas besoin d’accalmie 
Je veux des tempêtes qui m’excitent
Mieux que toutes les aurores boréales 



Non 
Je n’ai pas besoin de vacances 
Les poudreries grisent mon cœur 
Je n’ai pas besoin de m’évader
Je n’ai pas besoin de plages 
Le vent souffle mon bonheur 
La nuit prépare un brouillard 
Et moi je prépare ma souffleuse



Un grand, grand bonheur immense 
Un beau cadeau enneigé du ciel



Non 
Je n’ai pas besoin de sable
J’ai des congères qui m’entourent 
J’ai du bonheur plein les bras 



Non 
Je n’ai pas besoin de vin 
Je n’ai pas besoin de bière 
J’ai de la neige qui me comble
Mieux que toutes les ivresses



Un grand, grand bonheur immense 
Un beau cadeau enneigé du ciel



Tu n’es pas un fardeau dans ma vie 
Tu es l’apogée de mon existence
Mon grand, grand, grand très grand bonheur 
Je n’ai pas besoin de pluie
Les flocons ensorcellent mon cœur 
Je veux de la neige à tous les jours 



Non 
Je n’ai pas besoin de vacances
Une seule bordée déjà me comble
Les flocons se mettent à tomber 
Au secours, au secours 
J’ai besoin de beaucoup de neige