mardi, mai 15, 2007

Migraine


Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Migraine
Migraine soudaine
Migraine en haleine
Migraine entière
Migraine gangrène

Éloigne-toi au bout du monde
Vas te perdre dans l’abîme
Escalade les plus hautes montagnes
Précipite-toi dans de profonds précipices

Fiche-moi la sainte paix
Change-toi en courant d’air
Deviens l’ombre de toi-même
Retourne dans tes limbes

Migraine maudite
Migraine sournoise
Migraine hypocrite
Disparais à tout jamais

lundi, mai 14, 2007

Le mois de mai

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Le mois de mai

C'est le mois de mai
C'est le mois de la renaissance
À la Nature qui se réveille
Disons notre allégresse nouvelle

Ornons nos parterres
De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Nature
Et nos ferveurs et nos cris de joie

Fais que sur notre planète bleue
Nous la préservions à jamais
O Charmante Nature
Ta vie dépend de nous.
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Photo prise par Jacques Rancourt

dimanche, mai 13, 2007

Aujourd’hui, dès midi...

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Aujourd’hui, dès midi...
(à la manière de Victor Hugo)

Aujourd’hui, dès midi, à l’heure où le village resplendit
J’irai. Crois-tu que je t’ai oubliée, tendre Florence
Je m’avancerai dans le minuscule cimetière
J’irai me recueillir sur l’urne déposée un midi de juin

Je porterai à mes souvenirs ton rire enjoué
Sans le vouloir je te verrai arroser tes fleurs
Seul, incognito, j’attendrai un signe de toi
Joyeux, et le midi pour moi sera comme la lumière

Je ne regarderai point tous ces pissenlits aux alentours
Ni les quelques maisons de la rue principale
Quand je me pencherai sur ton urne
Je déposerai mil fleurs que tu adorais tant
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Photo puisée dans les archives familiales

samedi, mai 12, 2007

Merveilleuse veilleuse


Par Jacques Rancourt

Merveilleuse veilleuse

Ma veilleuse veille
Je suis insomniaque
Je suis un oiseau de nuit
Je contemple le ciel étoilé

Merveilleuse lune qui me regarde
Je ferais les cent pas chez elle
Il faudrait me donner des ailes
J’abandonnerai ma veilleuse merveilleuse

Perché si loin et si haut sans veilleuse
Je contemplerais la petite planète bleue
J’essaierais de repérer ma veilleuse malheureuse
Je m’éclipserais pour la rendre plus radieuse

Revenu de si loin et de si haut dans ma chambre
Ma veilleuse pleure et exige ma présence
Je me contenterai des étoiles à regarder
J’attendrai l’aube et le soleil à l’horizon
Mon départ vers la lune est en veilleuse
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Photo : Gerard Therin – La nature en beauté

mercredi, mai 09, 2007

Tête entêtée

Par Jacques Rancourt

Tête entêtée

Cette tête qui s’entête
À me créer des mots utiles
À m’exploser des mots futiles
À me causer sans cesse
À me causer tant de maux

Cette tête qui s’entête
À rire de tout et de rien
À passer ses commentaires
À décrire l’état de la planète
À fabuler mil scénarios

Cette tête qui s’entête
À m’amener ailleurs
À me faire rêver
À consoler ma peine
À me river son clou

Cette tête qui s’entête
À enjoliver ma vie
À en faire un enfer
À ignorer ma tristesse
À me combler jusqu’à l’ivresse

Cette qui s’entête
À me tenir tête
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Photo dans Insecula

lundi, mai 07, 2007

Entre le délire et la poésie

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Entre le délire et la poésie

Dans le délire
Je joue de la lyre
Dans le pire
Je jugule mon ire

Dans la crainte
Je cherche une pente
Dans l’épouvante
Je m’éloigne de la rampe

Dans l’extase
J’écris une phrase
Dans la métastase
Je joue de la contrebasse

Dans l’euphorie
Je plante des orties
Dans la mélancolie
Je suis en hostie

Dans cet univers
Je fais des vers
Dans ce concert
Je fredonne un air

Dans cette poésie
Je cherche l’infini
Dans cette amie
Je goûte à la vie

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Photo : Accueil du site de Bleu Lavande

samedi, mai 05, 2007

La chimèrocanthrope

Par Jacques Rancourt
La série Ocanthrope
Mes autres poèmes

La chimèrocanthrope

Elle a l’imagination fertile
Elle ne contrôle pas la folle du logis
Elle vous amène au bord de la folie
Elle vit toujours au bord d’un précipice

Elle s’imagine les pires accidents
Elle s’imagine les pires maladies
Elle s’imagine les pires machinations
Elle s’imagine les pires catastrophes

Elle voit l’avion tomber du ciel
Elle voit le navire couler à pic
Elle voit l’auto frapper un bloc de béton
Elle voit le vélo tomber d’un pont

Elle croit son mari à l’agonie
Elle croit son fils atteint de la tuberculose
Elle croit sa mère cancéreuse
Elle croit son chat plein de puces

STOP STOP STOP

N’entrez pas dans son jeu
Ne dites surtout rien
Ne brisez pas son monde intérieur
Ses chimères la font vivre

Elle est la fille difforme d'Échidna et de Typhon