vendredi, mai 18, 2007

La maison dévoilée

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

La maison dévoilée

On cherchait qui pouvait déménager
On se creusait les méninges
On fit toutes sortes de suppositions
On fit une devinette pour s’amuser

L’un faisait divorcer sa sœur cadette
L’autre envoyait son autre sœur dans un Cénacle
Un autre voyait son frère dans le Nord de Montréal
Un certain se promenait entre Lévis et Drummondville

Soudain l’un d’eux se fâcha
Il envoya un ultimatum à tous
Il voulait que le déménageur se révèle
On lui conseilla d’être plus Zen

Pourtant c’était l’évidence même
Un projet caressé depuis un certain temps
Revenir dans leurs terres ancestrales
Revenir rejoindre leurs enfants et leurs amis

Pourquoi chercher si loin ou si proche
Tout convergeait vers Sainte-Foy
Il fallait tout simplement un peu de foi
Pour penser à Agathe et à Romuald

Saint-Georges les accueille avec amour
Sur leur montagne ils couleront des jours heureux
Ils méritent de vivre dans le calme et la paix
Souhaitons-leur des joies inespérées

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Photo de la nouvelle résidence d'Agathe et Romuald à Saint-Georges

jeudi, mai 17, 2007

Édith Piaf

Par Jacques Rancourt

Édith Piaf

Je piaffais d’impatience
Je voulais revisiter ta vie
Je voulais comprendre
Je voulais apprendre

J’ai compris ta recherche amoureuse
J’ai compris ton manque existentiel
J’ai compris ton besoin d’être aimé
J’ai compris ta dépendance amoureuse

J’ai appris l’importance d’un départ heureux dans l’enfance
J’ai appris l’importance de parents aimants
J’ai appris le prix à payer pour l’absence parentale
J’ai appris que ce vide amoureux est difficile à remplir

Plus je revisitais ta vie plus je pensais à Dalida
Plus je revisitais ta vie plus je pensais à Marilyn
Plus je revisitais ta vie plus je pensais à certains artistes
Plus je revisitais ta vie plus je reconnaissais l’importance
D’être centrique pour éviter de devenir excentrique

mercredi, mai 16, 2007

La minoune

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

La minoune

Sa maîtresse est partie en voyage
Sa minoune l’attend au pied de la porte
Des jours, des nuits, des semaines
Elle miaule et elle attend son retour

Étrange destin que cet attachement
Terrible destinée que cette séparation
S’imagine-t-elle un quelconque abandon
S’invente-t-elle mil scénarios d’horreur

Le moindre petit bruit suscite l’espoir
L’espoir d’un retour précipité
La fin d’une vaine attente

Le plaisir des caresses renouvelées

mardi, mai 15, 2007

Migraine


Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Migraine
Migraine soudaine
Migraine en haleine
Migraine entière
Migraine gangrène

Éloigne-toi au bout du monde
Vas te perdre dans l’abîme
Escalade les plus hautes montagnes
Précipite-toi dans de profonds précipices

Fiche-moi la sainte paix
Change-toi en courant d’air
Deviens l’ombre de toi-même
Retourne dans tes limbes

Migraine maudite
Migraine sournoise
Migraine hypocrite
Disparais à tout jamais

lundi, mai 14, 2007

Le mois de mai

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Le mois de mai

C'est le mois de mai
C'est le mois de la renaissance
À la Nature qui se réveille
Disons notre allégresse nouvelle

Ornons nos parterres
De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Nature
Et nos ferveurs et nos cris de joie

Fais que sur notre planète bleue
Nous la préservions à jamais
O Charmante Nature
Ta vie dépend de nous.
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Photo prise par Jacques Rancourt

dimanche, mai 13, 2007

Aujourd’hui, dès midi...

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Aujourd’hui, dès midi...
(à la manière de Victor Hugo)

Aujourd’hui, dès midi, à l’heure où le village resplendit
J’irai. Crois-tu que je t’ai oubliée, tendre Florence
Je m’avancerai dans le minuscule cimetière
J’irai me recueillir sur l’urne déposée un midi de juin

Je porterai à mes souvenirs ton rire enjoué
Sans le vouloir je te verrai arroser tes fleurs
Seul, incognito, j’attendrai un signe de toi
Joyeux, et le midi pour moi sera comme la lumière

Je ne regarderai point tous ces pissenlits aux alentours
Ni les quelques maisons de la rue principale
Quand je me pencherai sur ton urne
Je déposerai mil fleurs que tu adorais tant
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Photo puisée dans les archives familiales

samedi, mai 12, 2007

Merveilleuse veilleuse


Par Jacques Rancourt

Merveilleuse veilleuse

Ma veilleuse veille
Je suis insomniaque
Je suis un oiseau de nuit
Je contemple le ciel étoilé

Merveilleuse lune qui me regarde
Je ferais les cent pas chez elle
Il faudrait me donner des ailes
J’abandonnerai ma veilleuse merveilleuse

Perché si loin et si haut sans veilleuse
Je contemplerais la petite planète bleue
J’essaierais de repérer ma veilleuse malheureuse
Je m’éclipserais pour la rendre plus radieuse

Revenu de si loin et de si haut dans ma chambre
Ma veilleuse pleure et exige ma présence
Je me contenterai des étoiles à regarder
J’attendrai l’aube et le soleil à l’horizon
Mon départ vers la lune est en veilleuse
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Photo : Gerard Therin – La nature en beauté