jeudi, février 27, 2014

J'ai besoin de soleil



Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Oui je n’ai pas besoin de pluie
Je veux du soleil à tous les jours
Pour mon bronzage

Oui
Je n’ai pas besoin de mauvais temps
Je n’ai pas besoin de tempêtes
Je veux des rayons qui m’excitent
Mieux que toutes les aurores boréales

Oui
Je n’ai pas besoin de travailler
Les brises suffocantes grisent mon cœur
Je n’ai besoin que de m’évader
Je n’ai besoin que de plages
Le vent chaud souffle mon bonheur
La nuit prépare une canicule
Et moi je répare mon hamac

Un grand, grand bonheur immense
Un beau cadeau ensoleillé du ciel

Oui
Je n’ai besoin que de sable
J’ai des flots qui m’entourent
J’ai du bonheur plein les bras

Oui
Je n’ai besoin que de vin
Je n’ai besoin que de houblon
J’ai du soleil qui me comble
Mieux que toutes les ivresses

Un grand, grand bonheur immense
Un beau cadeau ensoleillé du ciel

Tu n’es pas un fardeau dans ma vie
Tu es l’apogée de mon existence


vendredi, janvier 03, 2014

Monologue : un cœur sexagénaire

Par Jacques Rancourt
Monologues
Mes autres poèmes

Toi qui as commencé à battre avant ma naissance
Toi qui n’arrêtes jamais de pomper tout au long de ma vie
Toi qui ne prends jamais un repos bien mérité
Je veux t’exprimer toute ma reconnaissance

Tu supportes mes lamentables états émotionnels
Tu pompes vers mes poumons tous mes déchets
Tu es la pulsation de vie en moi
Tu es l’énergie de mon corps

C’est par toi que j’exprime toute ma tendresse
C’est toi qui m’inspires des mots d’amour
Un certain jour tu as semé l’épouvante en moi
Tu ne battais plus comme avant
Tu avais un message à me transmettre

Celui de devenir plus zen
Celui de vivre la pleine conscience
Que chaque instant de vie est ce qui compte
Que cet instant de vie est le ici et maintenant
L’instant présent est le seul moment que j’ai
Pour connaître quoi que ce soit
Pour percevoir
Pour apprendre
Pour agir
Pour changer
Pour guérir

Pour aimer

mardi, septembre 10, 2013

Le bonheur selon Louis-Félix

Par Jacques Rancourt

Par une nuit de décembre
Un astre apparut dans le firmament
Et comme une étoile filante
Se projeta sur les bords du fleuve
Sous les yeux éblouis
De ses parents incrédules

Présage de jours heureux
Ils prénommèrent  cette étoile
Louis-Félix synonyme de bonheur
Une félicité incomparable
Qui se confirma au fil des jours

Toujours les bras tendus
En quête d’amour et de tendresse
Il sourit, crie et grogne à qui mieux mieux
Sachant que nul ne résistera à son charme
Que tous applaudiront ses moindres gestes

Le petit homme bientôt grandira
Dans ce monde à découvrir et à explorer
Tous les espoirs seront permis
Il est déjà une source

De joie et de fierté

mardi, décembre 18, 2012

J'ai besoin de neige




Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Non je n’ai pas besoin de pluie
Je veux de la neige à tous les jours 
Pour ma souffleuse


Non 
Je n’ai pas besoin de beaux temps
Je n’ai pas besoin d’accalmie 
Je veux des tempêtes qui m’excitent
Mieux que toutes les aurores boréales 



Non 
Je n’ai pas besoin de vacances 
Les poudreries grisent mon cœur 
Je n’ai pas besoin de m’évader
Je n’ai pas besoin de plages 
Le vent souffle mon bonheur 
La nuit prépare un brouillard 
Et moi je prépare ma souffleuse



Un grand, grand bonheur immense 
Un beau cadeau enneigé du ciel



Non 
Je n’ai pas besoin de sable
J’ai des congères qui m’entourent 
J’ai du bonheur plein les bras 



Non 
Je n’ai pas besoin de vin 
Je n’ai pas besoin de bière 
J’ai de la neige qui me comble
Mieux que toutes les ivresses



Un grand, grand bonheur immense 
Un beau cadeau enneigé du ciel



Tu n’es pas un fardeau dans ma vie 
Tu es l’apogée de mon existence
Mon grand, grand, grand très grand bonheur 
Je n’ai pas besoin de pluie
Les flocons ensorcellent mon cœur 
Je veux de la neige à tous les jours 



Non 
Je n’ai pas besoin de vacances
Une seule bordée déjà me comble
Les flocons se mettent à tomber 
Au secours, au secours 
J’ai besoin de beaucoup de neige

lundi, septembre 17, 2012

Seul sur un banc



Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Une belle journée d’automne
Je le vis là seul sur un banc
Loin de ses êtres chers
Loin de sa vie d’autrefois

Le regard était triste
Une salutation inaudible
J’aurais dû m’arrêter
J’aurais dû lui parler

Je ne l’ai pas fait
Comme des milliers d’autres
Abandonnés et laissés seuls
Le silence du poids des âges

La ville bourdonne d’activités
Les couleurs d’automne
Les mésanges chantonnent
Lui gît dans l’inactivité

Je ne voulais pas entendre
Que celle qu’il aimait
N’était plus de ce monde
Que ses enfants fort occupés
N’avaient pas de temps pour lui
Que son corps usé par le travail
Ne voulait plus de lui
Que la routine et l’oubli
Étaient son lot quotidien
Que j’entrevoyais déjà
Le jour fatal de mon issue finale

Je m’éloignai triste
Je vis plus loin
Un autre homme
Assis seul sur un banc

Terrible destin que celui
D’un unique passage
Sur cette planète

jeudi, avril 12, 2012

Stabbat Jacobus



Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Au pied de quelle croix
Devrais-je m’écraser ?

L’africaine asséchée
Par tant d’indifférence
Internationale
Laissée en décrépitude
Comme son peuple agonisant
Troué par des clans tribaux
Opportunistes et sanguinaires

L’américaine orgueilleuse
Marquée par l’argent
Et la domination
Imposant son ombre
Sur toute la planète
Larguant ses bombes
Au nom de sa démocratie
Se disputant la présidence
À coup de dollars infects

L’européenne tourmentée
Pansant les cicatrices
D’un passé de guerres
Fratricides
Divisée et timorée
Nostalgique d’un passé
Colonial
Enlisée et endettée
Qui peine à s’en sortir

La mienne qui m’écrase
De plus en plus chaque jour
Me donnant des nuits
D’insomnie
Écrasé par l’impuissance
Ne voyant aucune
Résurrection possible
Trop profondément crucifié
Par les clous inhumains
Des êtres de mon deuxième
millénaire

jeudi, octobre 27, 2011

Le clavier

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Que taper sur le clavier
Des mots pulsant la tristesse
Des mots roucoulant la mélancolie
Des mots anticipant des joies futures
Des mots déversant le trop-plein ou le trop vide

Si ces mots pianotaient la tendresse
Si ces mots effleuraient les fibres sensuelles
Si ces mots gelaient les pensées négatives
Je n’aurais pas usé mon clavier en vain

Dire et redire des mots de tendresse
Laisser battre un cœur rempli d’émotions
À la vue de cet enfant qui joue dans le sable
À la délicatesse exprimée par cette aidante
À épier cette mésange et sa graine de tournesol
À cette chatte qui ronronne sous une chaise
À ce coucher de soleil à la fin d’une journée folle

Apprivoiser la vie pour mieux voir venir la mort
Caresser des rêves au lieu de s’étourdir
Devenir zen et chercher la paix
Pourquoi courir et s’énerver
La route du bonheur est quelque part
Entre la tête et le cœur
Et bercer un enfant