lundi, avril 09, 2007

La patinoire interdite

Par Jacques Rancourt
Au pays des souvenirs
Mes autres poèmes

La patinoire interdite

Si près si loin que cette patinoire
À peine à 30 minutes de marche
À peine deux terres de trente arpents
Rien pour épuiser les gars à Florence

Cette Florence si couveuse de ses gars
Cette Florence si craintive et si apeurée
Cette Florence surprotégeant sa couvée
Cette Florence craignant les étrangers

Cette patinoire nous faisait rêver
Cette patinoire était comme un éden
Cette patinoire nous attirait comme du miel
Cette patinoire haut lieu des battements de cœur

C’est là que les filles nous attendaient
C’est là que chacun avait sa donzelle
C’est là qu’elles se faisaient belles
C’est là qu’on flirtait à qui mieux mieux

Mais s’y rendre quelle bataille
Mais s’y rendre quelle désobéissance
Mais s’y rendre quel affrontement maternel
Mais s’y rendre sans complicité paternelle

Comment réprimer ces testostérones galopantes
Comment empêcher nos cœurs de battre
Comment justifier une absence évidente
Comment croire à nos chances loin de là

La patinoire de notre adolescence
La patinoire de tous les interdits
La patinoire de nos amours platoniques
La patinoire mythique de nos 15 ans

1 commentaire:

Richard a dit...

Cette patinoire si bien illustrée dans ton texte était le prétexte de nos premières conquêtes, j'en avais oublié le coté tyrannique de Florence...

Cette patinoire nous a permis également d'exercer notre leadership, d'apprivoiser ce qui nous semblait être bon pour nous, de cultiver nos rêves, de définir nos limites et enfin s'ouvrir aux autres dans une vie sans frontière.

Bon rappel....