jeudi, juillet 12, 2007

Les ours de Florence

Par Jacques Rancourt
Au pays des souvenirs
Mes autres poèmes
Les ours de Florence

J’étais un innocent gamin
Je découvrais le monde
J’explorais l’univers
Je fouinais partout

Ma mère était craintive
Elle craignait la foudre
Elle priait lors des orages
Elle nous protégeait avec rage

Elle avait le don de nous terroriser
Impossible d’aller explorer bien loin
Le terrible ours pouvait nous dévorer
Le petit boisé était le lieu de tous les dangers

Elle voyait des ours partout
Aller aux fraises était déjà périlleux
Un ours pouvait nous dévorer tout rond
On y allait avec terreur et tremblement

Aller cueillir des myrtilles
Le summum des dangers
Les ours adorent ces petits fruits
Elle était certaine de ne plus nous revoir

Et pourtant et pourtant
Malgré sa peur maladive
Malgré les terribles ours
Je suis toujours bien vivant

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Photo tirée de mon album de voyage

1 commentaire:

guy a dit...

Les ours étaient plutôt rares dans notre patelin!
Notre mère avait tout un arsenal de "terreur" dans sa sacoche! (rires)
En plus des ours qui hantaient les boisés, elle faisait appel aux loups, aux orignaux, aux chats sauvages et autres félins...je crois qu'elle voyait même des léopards , des panthères et des lions! (rires)
Pas surprenant que nos brèves randonnées étaient faites à la va-vite et sur la pointe des pieds!
Quel safari était-ce pour nous ses enfants qui osions nous aventurer à nos risques et périls dans les bois qui entouraient nos deux fermes!
Quel de souvenirs dans ta quête de l'ours!