dimanche, juin 22, 2008

Les mauvaises herbes

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

À quatre pattes comme une bête
Dans ma platebande au ras du sol
J’arrache les mauvaises herbes
Que mes frères herbivores aimeraient
Tant savourer et tant déguster

Dans cette position à dimension animale
Mon esprit vagabonde et se questionne
Il me chuchote de critiques secrets
Ah si tu pouvais arracher ainsi
Ce qui ne va pas dans le vaste monde

Il vient me chercher le toubib
Il connaît mon point faible
A-t-il parcouru les sentiers
De Compostelle avec moi
En quête d’un sens à tout

C’est évident que je passerais
Mes jours et mes nuits à éradiquer
Le mal, la bêtise humaine, l’inconscience
Mais je préfère arracher mes mauvaises herbes
Et mettre en valeur toutes mes belles fleurs


1 commentaire:

Cyrille a dit...

Héhéhé!
Le poète-philosophe, comme le ruminant nietzschéen ("Le philosophe est un être qui rumine") scrute encore de son oeil "éradicateur" et de son esprit-sécateur la mauvaise herbe de l'existence humaine! (rires)