jeudi, août 17, 2006

Dissidence



Petite réflexion avant de publier mon poème sur la dissidence : "Celui qui est différent est bien seul dans ce monde."

DISSIDENCE

Lève-toi
Sors de l’ombre
Montre-toi au grand jour
Brille, oh dissidence!

Plus que jamais la planète t’appelle
Plus que jamais tu dois mâter le conformisme
Tu es une nécessité absolue
Tu es un absolu nécessaire

Expression de liberté
Expression du Je individué
Expression de conscience
Expression de créativité

Trop de mes contemporains se taisent
Trop d’humains murmurent et chuchotent
Il nous faut des cris de dissidence
Il nous faut des tsunamis de dissidence

Élève ta voix dissidente
Pour faire taire celle de la bonne conscience.

samedi, août 12, 2006

La marche des femmes


Oui, nous marchons
Depuis longtemps
Depuis trop longtemps
Pour dénoncer et exiger
La fin de l’oppression
Que nous vivons
En tant que femmes

Oui, nous marchons
Depuis longtemps
Depuis trop longtemps
Pour dire
Que la domination
Que l’exploitation
Que l’égoïsme
Que la recherche effrénée du profit
Mènent aux injustices
Mènent aux guerres
Mènent aux conquêtes
Mènent aux violences

Nous voulons que cela prenne une fin

De nos luttes féministes
De celles qu’ont menées nos aïeules
Sur tous les continents
Sont nés de nouveaux espaces de liberté
Pour nous-mêmes
Pour nos filles
Pour nos fils
Pour toutes les petites filles
Pour tous les petits garçons
Qui
Après nous
Fouleront ce sol.

Nous bâtissons un monde
Où la diversité est un atout
Où tant l’individualité que la collectivité
Sont sources de richesse
Où les échanges fleurissent sans contraintes
Où les paroles, les chants et les rêves bourgeonnent.

Ce monde considère la personne humaine
Comme une des richesses les plus précieuses.
Il y règne l’égalité
La liberté
La solidarité
La justice
La paix.

Ce monde
Nous avons la force de le créer.

[Source : Charte mondiale des femmes pour l'humanité. Kigali (Rwanda)]

mercredi, août 02, 2006

Refaire le monde



Oui, oui, je suis un démiurge
J’ai décidé de refaire le monde
Je vais le recréer à ma manière
Je vais profiter des erreurs des anciens démiurges

Comme les hommes dilapident les richesses naturelles
Je ne crée pas de naturelles richesses
Comme les hominidés polluent l’air
Je ne crée pas de poumons qui ont besoin d’air

Comme les hommes s’assujettissent à des dictateurs
La dictature est interdite sur ma nouvelle planète
Comme les hommes vont vouloir me prier
J’interdis la prière

Comme les hommes ne supportent pas les différences
Je ne crée pas de races
Je ne crée pas de langues diverses
Je ne crée pas de religions
Je ne crée pas de pays
Je ne crée pas de systèmes de pensée
Je ne crée pas de mets différents ni de bières diverses
Je ne crée pas de classes sociales
Je ne crée pas de pauvres ni de riches

Sur ma nouvelle planète, j’interdis
L’argent
La richesse
La guerre
L’ignorance
L’intolérance
La propagande
La publicité
Les campagnes électorales

Sur ma nouvelle planète, j’exige
L’amour
La paix
La fraternité
La culture
La beauté

lundi, juillet 31, 2006

Souffrances



Cette jeune Caroline nous offre dans son poème toute une leçon de vie. À méditer...

Un enfant pleure
Car il n'a pas sa poupée
Un enfant pleure
Car il n'a pas mangé

Une fille se plaint
De son examen qu'elle a raté
Une fille se plaint
Car elle a été violée

Une mère crie
Car son fils a les cheveux verts
Une mère crie
Car son fils va à la guerre

Un jeune a peur
de ne pas être sur le bon chemin
Un jeune a peur
de ne pas être en vie demain

Un père est frustré
Lorsque son auto est brisé
Un père est frustré
De voir son fils agressé

Partout sur le globe
Les gens souffrent
Partout sur le globe
Les gens pleurent

On pleure nos petits maux
On réclame toujours du nouveau
Mais regardons ce que l'on pourrait perdre
Et personne n'oserait se plaindre

samedi, juillet 29, 2006

Illusion



Lucide cette Marie-Ève! Quand on regarde ce qui se passe dans le monde, force est de constater que tout est éphémère.

La mer est calme
Le ciel est d'un bleu éclatant
Le soleil brille
Le vent souffle doucement

Les gens sont heureux
Rayonnant de bonheur
Ils s'accrochent à leurs rêves
Autant qu'à la vie

L'orage s'enchaîne
Le vent se déchaîne
Le ciel se couvre
La mer se défoule

Les larmes coulent
Les guerres éclatent
Trahison et haine s'enchaînent
La peur et la crainte les ravagent

Désespérés
Ils se regardent couler
Chantent un dernier au revoir
Et disparaissent à jamais...

vendredi, juillet 28, 2006

Sans coeur

Dans ce poème, Véronique crie la détresse d'une fille abandonnée par son père. Ce drame existentiel marque pour la vie. Expérons que Véronique saura trouver la paix, que la vie lui amènera des joies inespérées.

Comment vivre une vie normale sans toi?
Sans tes conseils, tes caresses et même tes colères
Je suis tel un oiseau aux ailes rongées par le froid
Un manque envahit ma tête, mon coeur, mon corps
Pourtant, depuis longtemps je suis vidée
Depuis longtemps tu manques à ma vie
J'aurais dû t'oublier, te haïr, te sortir de ma vie

Je n'ai pas pu

J'ai toujours gardé espoir malgré tout, malgré moi
Toutes ces années à t'écrire, à te chercher, à te défendre, à pleurer et à t'aimer
Je suis épuisée, épuisée de toi
Je suis tannée de me demander pourquoi, tannée de me questionner sur toi

Tu es méchant, tu es un monstre, tu n'as pas de coeur
Je te déteste, je te haïs, je veux t'oublier, te sortir de ma vie
Pourquoi m'as-tu faite si tu ne voulais pas de moi
Pourquoi m'as-tu abandonnée Papa?

jeudi, juillet 27, 2006

Veux-tu te battre?

Par Marice-Claude, 16 ans

La jeune Marie-Claude exprime dans son poème une réalité quotidienne : la violence.
La famille, la rue, l'école : reflet de ce qui se passe à l'échelle des nations. Nous sommes les témoins impuissants de ce qui se passe au Liban, en Israël, en Irak, au Darfour, etc.


Veux-tu te battre
Âme rigide, poing fermé
N'ayant plus rien à perdre
Ne voulant qu'oublier

Aveuglé par la haine
Enivré par la rage
Laissant son corps allé
Telle une marionnette
Manipulé par la démence

Ne laissant que la colère
Parcourir l'atmosphère
Ne laissant que le noir
Se déverser dans ses veines

À coup de demi ton
S'écriant, jurant, beuglant
«M'a te péter la gueule»
... et vlan dans les dents.