lundi, avril 16, 2007

Le populocanthrope

Par Jacques Rancourt
La série Ocanthrope
Mes autres poèmes

Le populocanthrope

Il promet la lune à tout le monde
Ìl aime la classe moyenne
Il adore les aînés
Il s’émerveille devant un nouveau-né

Il se dit l’homme du peuple
Il défend toutes les causes
Il s’oppose à tout
Il peut faire des miracles

Il dénonce le système de santé
Il faut le changer
Il dénonce le système d’éducation
Il faut le changer

Il dénonce les accommodements raisonnables
Il faut les changer
Il dénonce les garderies à 7 $
Il faut payer les mamans au foyer

Il dénonce la dette publique
Il faut la baisser
Il dénonce l’administration publique
Il faut la changer

Cela n’a plus de bons sens
Il faut changer
Il y a des limites à tout
Il faut changer

Il faut changer
Il faut …
Il … …

Méfiez-vous de ce populiste
Méfiez-vous de sa vision simpliste
Méfiez-vous de ses artifices
Donnez-lui le pouvoir et vous verrez
La potion magique existe dans une bande dessinée
Même un certain faiseur de miracles a été crucifié
La dure réalité le rattrapera tôt ou tard
Le bon peuple une fois de plus aura été berné
Ce bon peuple qui raffole de pain et de jeux
Ce bon peuple qui ne récolte que des miettes
Ce bon peuple qui voit ses joueurs sur les terrains de golf
Ce bon peuple qui sue, s’endette et se laisse bercer par le populocanthrope

2 commentaires:

Richard a dit...

Je partage tout à fait ce récit du populocanthrope, dommage que le bon peuple ne lui ai pas donné le pouvoir, cette classe moyenne aurait vite déchantée. Dire de défaire est facile, mais proposer et mettre en place des solutions efficaces qui répondent à toutes les couches de notre société est une autre paire de manches....cela ne s'applique pas seulement à l'appareil politique.

Anne a dit...

Je constate que les canailles populistes ne poussent pas seulement dans nos égoûts ! Moi, j'adore les discours où ils nous parlent de pauvreté, des images à faire pleurer les tites mères, très émouvantes... tant qu'on ne s'attarde pas trop à regarder leurs habits italiens à $2,000 !

Ceci dit, faut-il voter pour le rêveur qui n'a pas d'allure, pour le mythomane invétéré, ou pour le gangster aux dents d'or ? Faites votre choix : jouez le vainqueur à la loterie et continuez à beurrer votre pain sur le côté qui n'est pas bleu...

Super poème !
Amitiés, Anne