dimanche, janvier 20, 2008

Saurais-je un jour

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Si la mort est
ce qui est inévitable
où trouverais-je une consolation
à la perspective d’un tel destin

Si une larme coule
signe de mon impuissance
où puiserais-je la force
d’affronter pareille issue

Pourquoi ce silence
Pourquoi cette tristesse
Lentement la toile se tisse
Comment éviter la douleur

Si au moins on m’offrait un carrefour
Si on moins je pouvais choisir
Pas de sursis pas d’alternative
Pas de chômage pour les aiguilles du temps

Je vois bien sur mon corps
Les affres du temps qui passe
Comment happer ce qui m’échappe
Je suis pris dans une telle écharpe

Saurais-je trouver près de la mer
Saurais-je trouver les pieds dans le sable
Un soleil qui éclaire mon monde intérieur
Saurais-je un jour le pourquoi du passage

Ces êtres dans ma vie
Cette petite planète
Ces mers, ces montagnes
Ces plaines, ces forêts
Cet infini secret des choses

Le vent de lointains rivages
Me chuchotera un probable secret

2 commentaires:

cyrille a dit...

Belle réflexion sur l'étape ultime et, peut-être, la plus mystérieure de notre existence terrestre.
Il y a un proverbe en lointaine Malaisie qui dit ceci :
"LA MORT EST LA FIANCÉE DE LA VIE!"
J'ai toujours aimé cette idée ou cette métaphore de noce, de fête et de mariage qui lie la mort et la vie.
Plus poétiquement encore, Khalil Gibran reprend cette belle image dans "Le sable et l'écume" (ton poème se termine aussi sur la plage avec le sable, le rivage, la mer...) :
"LES FUNÉRAILLES CHEZ L'HOMME NE SERAIENT-ELLES PAS LES FIANÇAILLES DES ANGES?"
Beau, n'est-ce pas?

Richard a dit...

Beau poème, tout en image pour exprimer son doute entre un devenir certain et un avenir incertain...

Comprendre notre existance semble un exercice de tous les jours. Sur le plan phylosophique, tenter de comprendre nous fait voyager entre l'infiniment petit et l'infiniment grand, ou encore entre l'incohérence et la vision unifiée.

Dans ce cas-ci, la mort fait peur, la soif de comprendre est une vision d'avenir.

Bravo.