mardi, avril 01, 2008

Poissons-scies

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Il y a des si
Il y a des scies
Il y a des poissons-scies
Il y a des poissons d’avril

Si les guerres étaient des poissons d’avril
Si les famines étaient des poissons d’avril
Si la drogue était un gros poisson d’avril
Si la pollution était aussi un poisson d’avril

Je suis prêt à courir ce genre de poisson
Vous pouvez m’en placer plein le dos
J’ai le dos bien large et bien accueillant
Mais ne me prenez pas pour un poisson d’avril

Je connais ce genre de poison déguisé en poisson
Je suis incapable d’avaler ce genre de potion
Pour ma planète bleue c’est une malédiction
Trop de mes humains vivent dans l’affliction

On a beau rire aujourd’hui de ce poisson d’avril
Moi je ne ris pas du tout et je pleure toutes mes larmes
Jamais je ne maudirai assez la violence et les armes
Mais je ne suis qu’un acteur figurant dans cette comédie

samedi, mars 29, 2008

Une vache de leçon

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Je passais par là
Elles étaient pourtant là
L’une me regardait attentivement
Les autres me tournaient le dos dans l’indifférence

Celle qui me regardait
La bouche grande ouverte
Me disait de passer mon chemin
Que j’avais autre chose à faire

Je m’arrêtai tout de même
Je voulais savoir ce qu’elle pensait
Je voulais découvrir son monde intérieur
Je voulais développer un animal intérêt

Si tu savais mon pauvre blogueur poète
Comme je suis bien ici dans mon champ
Je broute et je rumine et je donne mon lait
Que veux-tu de plus simple mon poète angoissé

Mais tu ne crains pas la vache folle
Mais tu ne crains pas la grippe aviaire
Mais tu ne crains pas la maladie du hamburger
Mais tu ne crains pas la pollution atmosphérique

Arrête de ronger ton frein mon blogueur poète
Tes problèmes sont plus graves que les miens
Sida drogue hépatite b famine guerre
Regarde-moi ruminer sous mon arbre

Je suis en paix avec moi-même
J’ai reçu avec plaisir la semence du taureau
Je te regarde passer épouvanté
Va ton chemin et ne pense plus à moi


vendredi, mars 28, 2008

Au pied de son arbre

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes


Je me suis réveillé en sursaut
Le cœur battait très fort
Étrange rêve pour un mortel
Et si c’était pourtant vrai

J’étais dans une situation inextricable
Je ne voyais aucune sortie possible
La confusion la plus totale régnait
Aucun sauveur à l’horizon

Je me devais d’agir sinon tout était foutu
La prière et les incantations ne servaient à rien
Il fallait une solution à la mesure de l’obstacle
Les recettes du passé ne pouvaient plus servir

Le mortel tremble devant l’inconnu
Il s’invente un dieu pour se sécuriser
La pensée magique qui devrait tout régler
L’abdication de sa mortelle responsabilité

Alors le mortel se réveille en sursaut
Son cœur bat à tout rompre
Il s’imagine que c’est un rêve
Ses proches ne peuvent rien pour lui

Une envie soudaine de fuir le surprend
S’il oubliait tout dans une lointaine contrée
Pas facile de rester assis au pied de son arbre
S’il s’entendait dire que la réponse est pourtant là


mardi, mars 25, 2008

Libre malgré l’autre

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Le prêt-à-jeter
Le prêt-à-porter
Le prêt-à-penser
Le prêt-à-consommer

Je ne suis pas prêt
À tout accepter
À ne rien dire
À ne pas dénoncer

Qui es-tu pour me dire
Quoi penser
Quoi faire
Quoi éviter

Tu es un humain comme moi
Qui habite ma planète
Qui a une histoire oui
Qui a une culture oui

Mais pas au point de ne plus penser
Mais pas au point de perdre sa centricité
Mais pas au point de perdre sa liberté
Mais pas au point de nier sa conscience

Je suis né dans la solitude
Je mourrai ou je passerai
Dans une autre dimension
Seul

Je n’ai rien à foutre
Des idéologues
Des théologues
Des dirigotologues

Des fossoyeurs de la liberté

lundi, mars 24, 2008

Être femme en Arabie Saoudite

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

Royaume étonnant
Que cette contrée
Difficile à saisir
À l’heure d’Internet

Sommes-nous en 2008
Sommes-nous au Moyen-Âge
Pour les femmes un cataclysme
Les interprétations du wahhabisme


Liberté, égalité, fraternité
Répète mâle saoudien
Ces trois magnifiques mots
Répète-les comme un mantra

Mâle saoudien cogite un peu
Tu n’es pas propriétaire
De la femme saoudienne
La liberté est pour elle aussi

Mâle saoudien arrive en 2008
La femme saoudienne est ton égale
Oublie tes principes du wahhabisme
Ne t’en sers pas pour l’asservir

Mâle saoudien souviens-toi
La Saoudienne peut se tenir
En compagnie d’un autre homme
Qui n'est pas de sa famille proche

Mâle saoudien évolue
La Saoudienne peut manger
Seule au restaurant
N’en fais pas une indigestion

Mâle saoudien prend conscience
La Saoudienne peut conduire
Une automobile comme toi
Allah ne fera pas une crise d’apoplexie

Mâle saoudien réfléchis
La Saoudienne peut choisir
Sa tenue vestimentaire en public
Ne l’oblige pas à se couvrir
Des pieds à la tête en public
Cela ne te regarde pas
C’est une femme libre
Elle n’a aucune permission
À te demander

La vie est courte
Il y a tant à découvrir
Ce n’est pas une vie
Que de rester prisonnière
Dans son Arabie Saoudite

vendredi, mars 21, 2008

Joyeuses Pâques

Par Jacques Rancourt
au nom de Capucine


Capucine vous souhaite de joyeuses Pâques

Elle veut que vous viviez l'ici et le maintenant
Elle vous souhaite tout un renouveau
Elle veut que vous deveniez Zen
Que vous contempliez davantage
Que vous pulsiez l'amour et la tendresse
Que chaque jour soit une résurrection

dimanche, mars 16, 2008

Qui dit Guy

Par Jacques Rancourt
Mes autres poèmes

À mon frère Guy
qui a 60 ans
le 17 mars 2008
......................

Guy qui rit
Guy qui épie
Guy qui pépie
Guy qui bruit

Guy qui nie
Guy qui rugit
Guy qui mugit
Guy qui hennit

Guy qui vit
Guy qui prie
Guy qui fuit
Guy qui s’évanouit

Guy qui gît
Guy qui contredit
Guy qui crie
Guy qui maudit

Guy qui écrit
Guy qui lit
Guy qui saisit
Guy qui luit
...................
Guy, le rétif
Guy, l'inactif
Guy, le contemplatif
Guy qui a du pif